Le rapport d’une étude issue du programme PROFEEL, géré par l’Agence Qualité de la Construction (AQC) et soutenu par le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), nous révèle que la rénovation énergétique des logements possède aussi d’autres vertus que la réalisation d’économies d’énergie et la réduction de l’impact environnemental d’un bâtiment.
La rénovation énergétique apporte également des bénéfices considérables pour la santé des occupants des logements, notamment en matière de qualité de l’air intérieur. Voici quelques chiffres dévoilés par ce rapport méthodologique et outil d’évaluation intitulé QUARTET qui se présente comme une approche économique de valorisation des gains globaux liés aux travaux de rénovation énergétique.
Le rapport QUARTET s’est focalisé sur deux polluants particulièrement dangereux du point de vue sanitaire, le radon et les particules fines PM2.5 (à l’origine de 3 000 et 40 000 décès en France). Ses conclusions, obtenues grâce à des mesures d’avant et après travaux, sont très encourageantes. En effet, au sein de 80 % des logements ayant fait l’objet d’une rénovation énergétique portant sur l’isolation des murs, le remplacement des menuiseries et la ventilation, les investigateurs ont constaté une diminution significative des concentrations en radon, avec une baisse moyenne de la concentration de 58,9 Bq/m3.
Cette amélioration représente un gain sanitaire estimé à près de 770 euros par ménage, selon un tableur de valorisation monétaire des effets de la rénovation intégré au projet. Concernant les particules fines PM2.5, produites par des activités nombreuses et variées, 50 % des logements se sont tout de même améliorés.
Selon le rapport QUARTET, les travaux de rénovation énergétique démontrent globalement un retour sur investissement important du point de vue de la protection sanitaire : moins de décès, moins d’inconfort causé par une maladie, diminution des dépenses de santé, etc. Selon les estimations de France Stratégie, en 2022, la rénovation énergétique des passoires thermiques d’ici à 2028 pourrait générer jusqu’à dix milliards d’euros d’économies annuelles en dépenses de santé.
Concernant les logements les plus énergivores, le système de santé bénéficie de 1,65 euro d’économies par euro investi dans la rénovation énergétique. Face à la pertinence de l’étude dévoilée dans ce rapport, l’extension de sa méthodologie à d’autres domaines dont l’amélioration pourrait avoir un impact positif sur la santé, comme la qualité du confort thermique en été, l’hygrométrie, la qualité du confort acoustique, etc., serait particulièrement judicieuse.
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